Noé JORDANIA

15 janvier 1868, Lantchkhouti, Géorgie – 11 janvier 1953, Vanves, France.

Etudiant du séminaire de Tbilissi, il se distingue très tôt par son esprit critique et consacre son temps à l’étude des Sciences naturelles et de la Sociologie, tout en dirigeant le cercle clandestin des étudiants. En 1891, il est étudiant à l’Institut vétérinaire de Varsovie. Il étudie les Théories et Mouvements socialistes et révolutionnaires de l’Europe.

De retour à Tbilissi en 1893, il préside à la naissance du parti Social-Démocrate géorgien, puis part en voyage d’études en Suisse, France, Allemagne, Angleterre. De là, il rédige  des articles destinés à la presse de son pays : sur le passé national géorgien, le mouvement ouvrier européen, l’organisation rurale, etc. Aussi, revenu en Géorgie, quatre ans après, il est reconnu par tous comme un journaliste et un écrivain de grand talent

Un an plus tard, il prend la direction du journal « Kvali » (Le Sillon) et en fait le centre de ralliement de la jeune génération en révolte contre le régime tsariste. Il est arrêté et incarcéré. En 1902, il lance l’idée d’une confédération des peuples du Caucase.

élu à la 1ère Douma de l'empire russe 1906

 

Elu député à la première Douma de l’empire russe (1906), il y préside le groupe socialiste. Signataire de l’Appel de Viborg, il est condamné à la détention.

 

 

En 1917, après la défaite russe, il est président de toutes les organisations révolutionnaires du Caucase et du Conseil National géorgien. Le 26 Mai 1918, Noé Jordania, chef du Parti social-démocrate, proclame, au nom de tous les partis, l’indépendance de la Géorgie.La Géorgie indépendante fait de Noé Jordania son chef d’état. Sous sa direction éclairée renaît l’Etat géorgien. A la tête du gouvernement, il entreprend la reconstruction nationale, les réformes qui doivent acheminer la Géorgie vers la prospérité.

L’action sociale et éducative, la défense des libertés, la réforme agraire, la politique étrangère menée pour nouer des alliances, faire reconnaître l’indépendance de la Géorgie* et récupérer les provinces cédées par la Russie à la Turquie par le traité de Brest-Litovsk (1917) développent dans la population géorgienne un fort sentiment d’adhésion national.

Mais, les armées de la Russiesoviétique, en violation du traité du 7 mai 1920, envahissentla Géorgie sans déclaration de guerre. Après une vaillante résistance la Géorgie, également attaquée par la Turquie, tombe aux mains des Russes. Le 17 Mars 1921, Noé Jordania est chargé par le Parlement de poursuivre la lutte à l’étranger.

La France accueille officiellement le Gouvernement en exil qui défend avec une énergie inlassable les droits de la Géorgie auprès des représentants officiels des nations, des partis socialistes, de l’opinion publique.

Jusqu’à la fin de sa vie, Noé Jordania a gardé dans la plus grande clandestinité des contacts personnels avec la Géorgie car il est convaincu qu’il faut préserver dans le cœur du peuple la flamme nationale pour que le temps venu la Géorgie recouvre son indépendance.

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