Chronologie 1783 – 1921

Vous trouverez, ci-dessous une chronologie résumée. Si vous souhaitez plus de détails sur certaines périodes, cliquez sur les dates figurant en tête de section.

1783-1860

Du traité d’amitié de 1783 entreIRAKLI II, roi de Kartli et Kakhétie et CATHERINE II de Russie, à l’annexion par la Russie en 1801. Conséquences jusqu’en 1860.

1860-1885

Résurrection de l’idée nationale et espoir de restauration de l’indépendance de la Géorgie.

Ilia TCHAVTCHAVADZE et Pirveli Dasi, Guiorgui TSERETELI et Meore Dasi. Edition du journal « Iveria ». Publication du manuel « Déda éna ».

Reprise par la Russie à la Turquie des territoires d’Ardahan, Artvin et Kars et rattachement des terres géorgiennes, en particulier Batoumi et sa région.

La Géorgie, 1er producteur mondial de manganèse. Achèvement de la transversale ferroviaire Bakou-Tiflis-Batoumi. Le pétrole de Bakou : élément fondamental de la vie économique et sociale de la Transcaucasie.

1885-1896

Tournant du mouvement politique dont les revendications débordent la sphère de reconnaissance culturelle.

Formation des premiers groupes marxistes en Géorgie avec, à leur tête, Noé JORDANIA, Sylvestre DJIBLADZE, Egnaté NINOCHVILI et Nicolas TCHEÏDZE. Jonction entre les cercles marxistes et les travailleurs avec la 1ère grève, celle du dépôt de chemin de fer de Tiflis.

1893, tenue duCongrès fondateur du Parti social-démocrate de Géorgie marquant l’irruption du socialisme marxiste traditionnel en Géorgie. Proclamation du droit à l’indépendance des nations donc du droit à l’indépendance de la Géorgie, ainsi que du droit à la démocratie et au socialisme.

Noé JORDANIA en voyage en Europe. Rencontre avec les socialistes européens. Envois de 1893 à 1897 d’articles  publiés en Géorgie.

1896. Début d’une brutale politique de russification sous l’égide du nouveau Gouverneur Général du Caucase, le Prince GGOLITSYNE.

1897-1904

Début du réveil de la classe ouvrière et de sa mobilisation politique. Effervescence des idées.

Au retour en Géorgie de Noé JORDANIA, décision de donner au mouvement ouvrier un caractère plus large où s’ajoutent à l’aspect économique les aspects social et politique. L’action illégale complète l’action légale.

En 1898, le Parti socialiste se dote d’un journal, « Kvali » (Le Sillon), dont Noé JORDANIA prend la direction. Les campagnes entreprises par « Kvali » joueront un rôle considérable dans l’évolution sociale et politique de la Géorgie.

Sylvestre DJIBLADZE est envoyé en Russie pour prendre contact avec le POSDR, Parti Ouvrier Social-démocrate de Russie, récemment créé (mars 1898)  à Minsk. Une délégation de socialistes russes est à son tour invitée en Géorgie.

1901. Manifestation du 1er Mai  à Tiflis. Les cosaques chargent les manifestants. Nombreux tués et blessés. Les prisons se remplissent des militants sociaux-démocrates, parmi eux Noé JORDANIA, Vlassa MGELADZE, Sylvestre DJIBLADZE….

1902. La situation devenant extrêmement tendue, ses leaders en prison, la Social-démocratie géorgienne décide d’adhérer au POSDR.

Les « vieux » chefs sont rejoints par une génération de militants plus jeunes, Noé RAMICHVILI,Noé KHOMERIKI, Artchil DJAPARIDZE, Irakly TSERETELI

Le parti socialiste dirige les grèves et couvre les campagnes de comités paysans. L’alliance des ouvriers et paysans se réalise et la paysannerie (80 % de la population) devient la force principale de la Social-démocratie géorgienne, comme en témoigne le puissant mouvement paysan de Gourie.

Dans la perspective de l’élection du Comité d’Union de la Transcaucasie (Comité central) tenue de la conférence du parti pour la Transcaucasie à Tiflis, sous la présidence de N. JORDANIA. Celui-ci  est chargé de rédiger le programme du parti à l’échelle du Caucase et de la Russie.

Tenue du 2ème congrès du POSDR (Bruxelles-Londres, 30 juillet-23 août 1903). A ce congrès deux tendances s’affrontent : les Bolcheviks et les Mencheviks. Noé JORDANIA s’oppose à LENINE, leader des bolcheviks.  La scission entre bolcheviks et mencheviks a peu d’impact en Géorgie.

Formation à Genève du Parti des socialistes fédéralistes géorgiens « Sakartvelo ». Fondateurs : Artchil DJORDJADZE et Guiorgui LASKHICHVILI.

Blessé à la suite d’un attentat, G. GOLITSYNE est rappeléen Russie.

1905-1913

Révolution de 1905 : dimanche rouge à Saint-Pétersbourg.

En Géorgie, organisation par le parti social-démocrate de manifestations de solidarité. Situation quasi insurrectionnelle en Gourie. Interdiction de « Kvali ». Edition de « Mogzaouri », de « Tsnobis pourtseli ».

En mars, le Comité d’Union lance un large débat sur les thèses du Congrès de Londres. Lors d’une conférence de trois jours à Batoumi, STALINE, partisan des thèses de LENINE, est mis en minorité par Noé RAMICHVILI, partisan des thèses de JORDANIA. Dans toute la Géorgie les thèses bolcheviques restent minoritaires.

Le socialisme géorgien liant l’ouvrier et le paysan affirme son caractère original.

Arrivée à Tiflis du nouveau vice-roi, le comte VORONTSOV-DACHKOV, un aristocrate libéral.

Acceptation par NICOLAS II du principe d’une Douma (août).

Une milice de défense, « les cents rouges »,  est créée par le parti social-démocrate, à la suite d’une attaque des cosaques. Tous les cantonnements des cosaques à Tiflis sont attaqués et bombardés.

Octobre. NICOLAS II est contraint de signer le Manifeste impérial octroyant au pays les libertés d’opinion et d’association et un parlement élu, la Douma. De WITTE, premier ministre.

Fin 1905, la Géorgie se trouve en pleine insurrection. Proclamation de la « République de Gourie », écrasée dans le sang 6 mois après.

1906. Arrestations, déportations. Le gouvernement tsariste tente de briser les forces de la démocratie en Transcaucasie, en attisant les discordes nationales et les conflits religieux.

Publication par le Parti social-démocrate d’un quotidien légal, « Skhivi » (Rayon).

Elections de la 1ère Douma de l’empire russe. Les trois représentants de la Géorgie sont tous sociaux-démocrates : le chef du Parti – Noé JORDANIA, Isidore RAMICHVILI et Nicolas TCHEIDZE.

IVe Congrès d’unification du POSDR à Stockholm. La Social-démocratie géorgienne s’oppose aux thèses des « bolcheviks », conjointement aux « mencheviks » russes. Lénine mis en minorité. PLEKHANOV déclare au nom du Congrès : « L’autodétermination signifie le droit de la nation de créer son propre état ».

Les bolcheviks pratiquement éliminés du paysage politique géorgien.

Mai, réunion de la 1ère Douma. Dissolution. « Manifeste de Viborg » rédigé par Noé JORDANIA et Pavel MILIOUKOV.

1907. Les sept candidats de la Social-démocratie géorgienne sont élus à la 2ème Douma. Irakly TSERETELI prend la tête du groupe social-démocrate de la Douma.

Congrès de Londres (Ve congrès du POSDR). La Géorgie est représentée par 29 délégués. Les bolcheviks reprennent la majorité ; introduction du centralisme démocratique. Noé JORDANIA est néanmoins élu membre du comité central.

Ultimatum à la Douma : retirer l’immunité parlementaire des députés sociaux-démocrates pour permettre de les arrêter et les juger. Refus. Dissolution de la Douma. Arrestation et déportation des députés sociaux-démocrates.

Signature de la Triple Entente.

Assassinat d’Ilia TCHAVTCHAVADZE.

La social-démocratie géorgienne parvient à faire élire ses candidats à la troisième Douma, dite « Douma des seigneurs ».

1908. Réunion plénière du Comité central du POSDR à Paris. N. JORDANIA, membre du comité central, y participe. Le POSDR, divisé entre bolcheviks «expropriateurs» et mencheviks «liquidateurs», au bord de la décomposition.

La social-démocratie géorgienne poursuit son chemin original.

1911. Rupture entre PLEKHANOV et LENINE.

1912. Conférence de Prague. Les bolcheviks excluent les mencheviks, inaugurant ainsi officiellement une existence autonome ; entrée de STALINE (Joseph Djougachvili) au comité central.

Le député social-démocrate géorgien Akaki TCHENKELI réclame la « création d’institutions pour le libre développement de chaque nationalité ».

4ème DOUMA. Lois nouvelles et répressions provoquent la diminution du nombre total de députés sociaux-démocrates. Les ouvriers russes portent massivement leurs suffrages sur les candidats bolcheviques, contrairement à ce qui se produit en Géorgie où les candidats sociaux-démocrates sont élus.

1913. Tricentenaire du règne des ROMANOV.

1914-1917

28 juin 1914, assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d’Autriche-Hongrie. Juillet-août, déclarations de guerre.

Novembre, la Russie déclare la guerre à la Turquie, alliée de l’Allemagne. Le Caucase devient un enjeu important.

1916. Lors du IIIème Congrès de l’Union des Nationalités à Lausanne, Irakly TSERETELI présente un rapport sur les « droits du peuple géorgien ».

1917. Janvier. Situation alimentaire catastrophique en Géorgie. Tenue à Lantchkhouti d’une conférence du parti social-démocrate réunissant les seules organisations géorgiennes. Accord sur un point de stratégie essentiel : la déclaration de l’indépendance de la Géorgie si des circonstances favorables se créent.

Révolution de février. Grèves, manifestations, mutineries. Mise en place d’un double pouvoir : le comité provisoire de la Douma, le soviet des députés ouvriers de Petrograd présidé par un géorgien, d’abord Nicolas TCHEIDZE puis Irakly TSERETELI.

Mars. Tiflis apprend la chute du régime. Le Conseil (Soviet) révolutionnaire des ouvriers et des soldats de Tiflis élit Noé JORDANIA comme président.

Noé Jordania et le conseil (soviet) de Tbilissi 1917

Création de l’Ozakom, Comité Spécial de Transcaucasie.

« Journées de juillet » à Petrograd. Violentes manifestations d’ouvriers, de soldats et des marins de Kronstadt contre le gouvernement et le soviet. Formation du troisième Gouvernement provisoire dirigé par KERENSKI.

21 août, le Bureau d’information inter-partis, créé par les principaux partis géorgiens, rebaptisé « Comité National Inter-partis ».

Septembre. Proclamation de la République de Russie.

Révolution d’octobre.

Novembre. Le 11, Dissolution du Comité Spécial de Transcaucasie à l’initiative des conseils révolutionnaires transcaucasiens qui ne reconnaissent pas le coup d’Etat bolchevique. Création du Commissariat de Transcaucasie, présidé par Evgueni GUEGUETCHKORI. Outre ce pouvoir central, création de Conseils Nationaux par les Géorgiens, Arméniens et Azerbaïdjanais.

Le 22. Convocation du Congrès National de Géorgie (329 délégués).

Dans son adresse au Congrès, N. JORDANIA réclame un Conseil National géorgien capable de faire ses propres lois, une armée géorgienne et une milice, une administration nationale, ainsi que la nationalisation des systèmes judiciaire et éducatif.

N. JORDANIA devient Président du Conseil National.

Le Conseil National Géorgien s’occupa d’abord de la création d’une force armée nationale, mais ne put opposer d’emblée sa propre force de défense aux forces ennemies. D’où l’appel au peuple pour défendre la patrie et la prise de l’arsenal de Tiflis (12 décembre) par les ouvriers sociaux-démocrates pour s’armer. D’autres unités sont organisées dans toute la Géorgie. Ces colonnes armées sont baptisées « Garde Populaire ».

Anarchie et guerre civile dévastent la Russie. Création de la Tcheka.

Elections de l’Assemblée Constituante Panrusse où la Social-démocratie géorgienne remporte 72 % des voix.

Armistice de Brest-Litovsk (15 décembre).

1918 (janvier – mai)

 Rappel : Le 1er mai 1918 (18 avril selon le calendrier Julien), le calendrier grégorien est introduit en Transcaucasie.   En 1918, Tiflis devient Tbilissi, dénomination utilisée jusque-là  que par les Géorgiens.

Janvier. Réunion et dissolution le même jour de l’Assemblée constituante de Russie, élue deux mois auparavant. Décision immédiate des députés Géorgiens, Arméniens, Azerbaïdjanais de constituer une Assemblée dotée de fonctions législatives : la Diète de Transcaucasie, présidée par Nicolas TCHEIDZE.

Fondation de l’université de Tbilissi.

Reflux du front caucasien des troupes russes : dans le but d’éviter pillages et exactions, la Garde Populaire, dirigée par le Parti Social-démocrate de Géorgie, assure l’ordre lors de la traversée de la Géorgie vers la Russie des 500 000 soldats.

Mars. Signature du traité de Brest-Litovsk. La Russie soviétique perd la Pologne, la Finlande, l’Ukraine, les pays baltes, et cède Kars, Ardahan et Batoumi à l’Empire ottoman. Protestation de la Transcaucasie.

(12) inauguration de  la première Conférence de la Paix entre la Transcaucasie et la Turquie à Trébizonde.

Allégeance à Moscou du Commissariat soviétique de Bakou.

Les Turcs occupent Ardahan et se retrouvent aux portes de Batoum et de Kars.

Avril. La Diète de Transcaucasie proclame l’état de siège. Les jeunes troupes du Caucase s’avèrent trop faibles pour résister aux envahisseurs. L’armée turque s’empare de la forteresse de Batoumi.

La Turquie exige de négocier avec un  état.

(22) Proclamation de la République Démocratique Fédérative de Transcaucasie.

Reconnaissance par la Turquie du nouveau gouvernement présidé par Akaki TCHENKELI ; reprise des pourparlers. Réactions hostiles en Russie des KD, des réactionnaires, des bolcheviks  et, en Transcaucasie, du corps des fonctionnaires et officiers « russifiés ».

Mai. Ouverture de la 2ème Conférence de la Paix à Batoumi, en présence de la délégation Allemande. Les revendications turques dépassent les concessions territoriales du traité de Brest-Litovsk, remises en cause par la Transcaucasie. La Turquie réclame notamment la cession des provinces géorgiennes de Meskhétie et Djavakhétie, le tiers du territoire arménien et le contrôle de la politique intérieure de la Transcaucasie.

L’armée ottomane s’empare du chemin de fer d’Alexandropol à Djoulfa (12), et adresse un ultimatum réclamant la reddition d’Alexandropol (15).

Le 19, le général VON LOSSOV propose à la délégation transcaucasienne « ses bons offices pour faciliter l’entente entre la République transcaucasienne et la Turquie ». Proposition acceptée par la délégation, et refusée par la Turquie.

Divisions au sein de la République Fédérative de Transcaucasie :

  • les députés azerbaïdjanais jouent la carte des Turcs
  • les députés arméniens  celle des bolcheviks russes.

26 mai. Devant l’ultimatum turc, la Diète « constate l’effondrement de la Transcaucasie  et se démet de ses fonctions ». Réunion immédiate du Conseil National de Géorgie dans la salle des séances de la Diète. Présenté par le président du Conseil National, Noé JORDANIA, l’Acte d’Indépendance de la Géorgie  est adopté à l’unanimité. Deux jours plus tard, l’Arménie et l’Azerbaïdjan agiront de même.

1918 – 1921

La Géorgie Indépendante

1918

L’acte d’indépendance du 26 mai consacre la République démocratique de Géorgie qui garantit les droits civils et politiques à tous les citoyens habitant son territoire, sans distinction de sexe, de nationalité, de religion ni de rang social.

Jusqu’à la convocation de l’Assemblée Constituante, le pouvoir reste au Conseil National complété par les représentants des minorités nationales, et au Gouvernement Provisoire responsable devant ce Conseil.

C’est ainsi que le Conseil National géorgien devint le premier Parlement de la République. La social-démocratie y détenait la majorité absolue. La tâche principale du Parlement fut de préparer la convocation de l’Assemblée Constituante, mais aussi des réformes et de la défense de l’Etat.

Noé RAMICHVILI fut chargé par le Parti social-démocrate (majoritaire) de constituer le premier gouvernement de la Géorgie indépendante ; gouvernement de coalition, à l’exclusion des communistes.

La proclamation de son indépendance ouvrait à la Géorgie la voie pour arrêter l’invasion turque.

L’ultimatum turc, qui exigeait la cession immédiate de tous les chemins de fer de Transcaucasie, arrivant à expiration le 29 mai, le gouvernement géorgien signe dès le 28 avec le général VON LOSSOV la Convention de Poti (jamais ratifiée par le Parlement de Géorgie) accordant aux Allemands le droit de surveillance des chemins de fer de Géorgie, sans toutefois pouvoir s’immiscer dans les affaires intérieures du pays.

4 juin, signature du Traité de Batoumi avec la Turquie.

L’Allemagne tint ses engagements et n’abusa pas de sa position vis-à-vis de la jeune république. Les soldats allemands et géorgiens prirent possession des chemins de fer dans certaines régions sensibles et s’opposèrent à l’avancée des Turcs qui arrêtent leurs opérations militaires contre la Géorgie.

Fin juin, mettant fin à la bicéphalie de fait du pouvoir exécutif, Noé JORDANIA est appelé à la présidence du gouvernement. Noé RAMICHVILI prend en charge les ministères de l’Intérieur, de la Guerre et de l’Education Nationale.

Au cours de l’été, les jeunes forces armées (armée et Garde Populaire) géorgiennes se battent sur plusieurs fronts : contre les Turcs, les insurgés ossètes pro-bolchéviques, les troupes blanches, les troupes bolchéviques.

Juillet. Exécution du tsar.

Octobre. Signature par la Turquie de l’armistice de Moudros.

Novembre. Début de la débâcle de l’armée allemande. Le 11, victoire des alliés.

Décembre. Les troupes allemandes quittent la Géorgie et sont remplacées par les troupes britanniques.

Conflit frontalier avec l’Arménie.

1919

25 janvier, Session plénière de la Conférence de la Paix à Paris.

28 janvier, Adoption par l’Assemblée de Géorgie de la Réforme Agraire.

Février. Elections à l’Assemblée Constituante de Géorgie par les citoyens et citoyennes de la République ayant vingt ans révolus, sans distinction de nationalité ni de confession, et sans restrictions censitaires.

Répartition des sièges

Social-démocrates…………………….109

National-démocrates…………………   8

Socialistes-fédéralistes……………….  8

Socialistes-révolutionnaires………      5

Mars. L’Assemblée Constituante de Géorgie présidée par Nicolas (Carlo) TCHEÏDZE, membre du Parti Social-démocrate, ratifie la déclaration d’indépendance du 26 mai 1918.

Elle confie à une commission l’élaboration du projet de Constitution pour fixer la forme juridique du système existant de fait dans les institutions et la pratique constitutionnelle. La souveraineté appartient à la nation entière. L’organe représentatif de la République Géorgienne est le Parlement de Géorgie. Le chef de l’Etat, représentant suprême de la République, est le Président du Gouvernement.

Formation d’un gouvernement social-démocrate. Président du gouvernement : Noé JORDANIA.

L’Etat occupe une place prépondérante dans l’industrie et les transports. Le secteur coopératif joue un rôle important en milieu urbain.

Les troupes géorgiennes repoussent les troupes blanches de DENIKINE, les troupes turques prennent Ardahan,

Ouverture à Tbilissi de la Conférence des Républiques Transcaucasiennes.

Manœuvres du gouvernement anglais en faveur des troupes de DENIKINE.

Juin. Accord de défense mutuelle entre les républiques de Géorgie et d’Azerbaïdjan.

Signature de la Paix à Versailles. Le pacte de la Société des Nations (S.D.N.) est incorporé au texte du Traité, sous forme de préambule.

Envoi par la Géorgie d’une délégation spéciale présidée par Nicolas (Carlo) TCHEÏDZE, avec pour mission d’obtenir la reconnaissance juridique du nouvel Etat.

Juillet. L’Assemblée des représentants de la Géorgie musulmane demande le rattachement du district de Batoumi à « la Mère Patrie », la Géorgie.

Septembre. Mise en place, sous contrôle des troupes anglaises, d’une gestion commune arméno-géorgienne de la zone de Bortchalo.

Octobre-novembre. Les bolcheviques organisent troubles, manifestations et démonstrations armées. Noé RAMICHVILI intervient rapidement avec l’armée et la Garde Nationale.

1920 

Entrée en application de la S.D.N. Le 11 janvier, la Géorgie est reconnue de facto par la France, la Grande-Bretagne et l’Italie.

Décision du Conseil Suprême de l’Entente de transformer Batoumi en port franc. Meetings, réunions publiques, articles de presse autour de la question du retour, à la Géorgie, de Batoumi (occupée par les troupes anglaises).

Mars. Le président de l’assemblée de la Géorgie musulmane, M. M. ABACHIDZE remet un mémorandum, souhaitant le retour de Batoumi et sa région à la République de Géorgie, à M. Oliver WARDROP, haut-commissaire de Grande Bretagne.

Tenue d’une conférence des républiques Transcaucasiennes.

Avril. Le Comte de MARTEL, haut-commissaire de la France arrive en Géorgie. Une délégation militaire géorgienne est reçue en France.

Création d’un Bureau caucasien du P.C.R (kavbjuro).

L’Azerbaïdjan est soviétisé.

Mai.  Dans la nuit du 3 au 4, tentative déjouée de l’invasion de la Géorgie par les cavaliers de l’Armée rouge au Pont Rouge situé à la frontière entre la Géorgie et l’Azerbaïdjan.

Le 7. La République Démocratique de Géorgie et la République Socialiste Fédérative Soviétique Russe  concluent un traité  où la Russie reconnaît l’indépendance et la souveraineté de l’Etat géorgien et s’engage à renoncer à toute intervention dans ses affaires intérieures.

Juillet. Retour à la Géorgie du district de Batoumi. Départ des troupes anglaises de Géorgie.

Août.

Semaine de l’aviation, destinée à recueillir des fonds pour la création d’une aviation militaire. Mise en service des appareils télégraphiques et téléphoniques fabriqués par l’administration des postes de Géorgie.

Septembre. Visite de la délégation de l‘Internationale Socialiste en Géorgie.

Novembre. La Géorgie réitère sa demande d’admission à la  SDN. Campagnes de presse dans les pays européens, appuyées notamment par les membres de L’internationale socialiste.

L’armée rouge au secours de l’Arménie (attaquée par les troupes turques), pour prix de sa soviétisation.

Décembre. A la SDN,  Géorgie ne recueille pas le nombre de voix nécessaires à son admission.

1921

Le 27 janvier, l’indépendance de la Géorgie est reconnue de jure par le Conseil Suprême de l’Entente (Angleterre, France, Italie, Japon, Belgique), par l’Allemagne, la Turquie et l’Argentine, puis par la Pologne, la Roumanie, l’Autriche, le Mexique, etc. Lettre d’Aristide Briand à Evguéni Gueguétchkori.

Une légation est ouverte à Paris.

Dans la nuit du 11 février, sans aucun préliminaire diplomatique, ni avertissement, ni déclaration de guerre, des détachements de la XIème armée soviétique se trouvant en Arménie (déjà occupée par les soviétiques), envahissent la Géorgie. D’autres fronts s’ouvrent deux jours après. C’est ainsi qu’en violation du traité de 1920, la Russie soviétique se jeta contre la Géorgie avec trois armées, et l’attaqua de cinq côtés différents à la fois.

21 février. Vote par l’Assemblée Constituante du texte définitif de la Constitution.

23 février. La Turquie, à qui la Russie soviétique a promis les deux provinces géorgiennes d’Artvin et Ardahan, déclare aussi la guerre à la Géorgie.

25 février. Tbilissi tombe. Le gouvernement, l’armée et la Garde nationale se replient vers Batoumi.

Le même jour, le Ministre plénipotentiaire A. Tchenkeli est reçu en audience solennelle par le président français Millerand et  la Légation de Géorgie est ouverte à Paris. Elle sera en fonction jusqu’en juillet 1933.

16 mars. Signature d’un traité commercial soviéto-britannique incluant une clause de non intervention.

17 mars. L’Assemblée, réunie à Batoumi sous les bombardements, demande au gouvernement de s’exiler pour continuer le combat.

Le gouvernement géorgien, refusant la capitulation, accepte la proposition d’asile politique de la France.

18 mars, le Gouvernement National, investi de la pleine confiance de l’Assemblée Constituante, quitte la Géorgie  pour défendre sa cause dans le monde civilisé.

19 mars, les troupes géorgiennes sous le commandement du Général MAZNIACHVILI écrasent les troupes turques qui attaquent Batoumi. Cet exploit ultime des troupes de la 1ère République permet la conservation de Batoumi et sa région au sein de la Géorgie.

Les combats auront duré 6 semaines.

Les années d’exil et de combat

1921 – 1954

Rappel :

Le gouvernement national présidé par N. JORDANIA continuera son combat pour l’indépendance de la Géorgie tant sur le territoire national qu’à l’étranger.

  • Sur le territoire national : ainsi, en Géorgie la résistance politique s’organise très rapidement sur tous les terrains (manif, grèves, pétitions….) sous la direction du parti social-démocrate géorgien qui continue à encadrer des dizaines de milliers de militants et à les assister dans leurs luttes.

Le 10 avril 1921 : Avec l’autorisation des troupes d’occupation, le Comité Central du parti Social-démocrate de Géorgie organise une réunion publique : 3.000 personnes y participent. Le parti social-démocrate publie une motion où il déclare :

1 – Notre ligne politique, dans son ensemble, reste dans les conditions nouvelles, la même que précédemment : Vers le Socialisme par la Démocratie,

2 – Pour le parti social‑démocrate, l’indépendance de la Géorgie demeure toujours l’une des bases de son action, et celle-ci tendra, comme avant, à l’affermissement de cette indépendance,

3 – Vu les conditions anormales et compliquées dans lesquelles se trouve la Géorgie nous souhaitons que l’Internationale Ouvrière intervienne amicalement dans les rapports intérieurs au sein de la classe ouvrière de Géorgie. Nous voudrions que les deux courants du mouvement ouvrier de l’Europe ‑ socialiste et communiste ‑ forment une commission mixte sous le contrôle de laquelle aurait lieu, en Géorgie, un vote libre qui traduirait la volonté des travailleurs du pays.

Mais en mai 1921, les troupes d’occupation arrêtaient plus de 2.000 militants du parti Social-démocrate, cela marquait début des arrestations et de la répression destinée à abolir le souvenir même de la 1ère République, emblématique de la Géorgie indépendante et démocratique.

  • Hors de Géorgie, l’action du Gouvernement National en exil fera entendre la voix de la Géorgie libre dénonçant inlassablement son annexion par la Russie soviétique, au mépris du droit international. Ce travail permanent auprès des gouvernements du monde libre, des instances internationales, des partis socialistes européens, des syndicats, les nombreux ouvrages et articles consacrés à la question géorgienne permettront à la voix de la Géorgie libre de s’incarner et d’opposer à la propagande mensongère de Moscou une  version conforme à la vérité historique.

Pour plus d’informations consultez la Chronologie de 1921 – 1954

Publicités


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s