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Ce blog a pour ambition de contribuer à une meilleure connaissance de la 1ère République de Géorgie (1918-1921) et à la restitution au peuple géorgien de la mémoire confisquée des pages les plus importantes et glorieuses de son histoire contemporaine.

En effet, l’histoire de la 1ère République de Géorgie, des événements qui ont précédé son accession à l’indépendance le 26 mai 1918, comme de ceux qui ont suivi son annexion par la Russie soviétique en mars 1921, a été volontairement falsifiée pendant 70 ans par l’historiographie officielle de l’URSS. Et, aujourd’hui où la Géorgie a recouvré son indépendance, cette histoire – tronquée par l’idéologie antérieurement dominante – sévit encore, alimentant des querelles partisanes.

Certes, des travaux d’historiens contemporains éminents, tels Charles Urjewicz, Stephen Jones, Leopold Haimson, etc. ont permis progressivement de restaurer des pans entiers de cette période historique qui a instauré un régime républicain, démocratique et social en avance sur son temps – mais beaucoup reste à faire.

Par la chronologie et les documents/analyses historiques contenus dans ce blog, nous espérons que le lecteur trouvera l’information susceptible de répondre à certaines de ses interrogations :

  • Pourquoi, alors que toute l’Europe ignorait jusqu’à l’existence même de la Géorgie avant la proclamation de son indépendance, ses contemporains considéraient-ils que la République de Géorgie était la première république sociale-démocrate où la théorie soit passée dans les faits ?
  • Pourquoi, à l’automne 1920, la délégation de l’Internationale socialiste, composée notamment de personnalités tels Karl Kautsy, Emile Vandervelde, Pierre Renaudel, Ramsay Mac-Donald, Camille Huysmans (tous deux, futurs premiers ministres) a-t-elle accepté de visiter la lointaine Géorgie ? Sinon, « pour se rendre compte de la réalisation dans des conditions particulièrement difficiles du programme minimum du socialisme », dans le respect des libertés fondamentales, c’est-à-dire ce que nous qualifions aujourd’hui de droits de l’homme.
  • Pourquoi, en février 1921, en violation du traité de mai 1920 reconnaissant l’indépendance du pays,  alors que la Géorgie était envahie par une Russie soviétique soucieuse de reconstituer l’empire, que l’armée turque franchissait également la frontière, sans qu’aucune puissance ne lui prête secours, le Gouvernement géorgien présidé par Noé Jordania a-t-il refusé de capituler et, approuvé par le vote du Parlement, a quitté le territoire national pour continuer à faire entendre la voix de la Géorgie libre ? Et pourquoi, ce refus de capituler et cette lutte permanente pour la reconnaissance du droit légitime de la Géorgie à son indépendance sont-ils aujourd’hui  dénaturés voire niés ?

Ce blog doit beaucoup aux travaux des historiens précédemment cités, ainsi qu’aux membres de l’Institut Noé Jordania, association qui s’est donné pour but « la connaissance et la diffusion de l’histoire et des idées de la sociale démocratie géorgienne afin de sauvegarder la mémoire d’un mouvement qui plonge ses racines dans les grands courants de la pensée socialiste et démocratique européenne » et « la réappropriation par le peuple géorgien d’une partie de son histoire nationale, falsifiée et occultée depuis l’invasion soviétique de 1921 ».

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