Rapport de l’Association Géorgienne de la SDN – Juin 1921

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Invasion russe de 1921

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Sources : « la phase actuelle du problème géorgien ». G. Gvazawa. Association géorgienne pour la SDN N°2. Paris 1934


La Russie et la SDN, la Géorgie et la SDN

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Déclaration du 4 février 1940

Extrait de la revue mensuelle « Prométhée » du 25/4/1940

Déclaration de Noé Jordania

Président du Gouvernement National de Géorgie

Faite devant les anciens membres de l’Assemblée Constituante Géorgienne résidant en France

Le 4 février 1940

Au nom du Gouvernement National de Géorgie, j’ai l’honneur de déclarer ce qui suit :

Dans le conflit armé international d’aujourd’hui, nous avons, dès le début, choisi notre place : nous sommes du côté du bloc franco-anglais. Notre choix repose sur des bases politiques et nationales.

Nous sommes les enfants d’un peuple opprimé. La force étrangère nous a arraché la liberté politique ainsi que la liberté nationale, nous sommes sous le joug en tant que peuple et nation.  Qui comprendra mieux notre souffrance que celle qui croit en ces deux libertés et qui a inscrit sur son drapeau le droit de l’homme et le droit des peuples, qui a proclamé ce droit pour tout le monde, pour toute l’humanité ? C’est la France qui était et reste toujours le défenseur des opprimés. La France a su réunir en elle-même l’esprit français et universel, l’esprit national et humanitaire.

Nous ne croyons pas, et nous n’avons jamais cru que ceux qui imposent les despotismes à leur propre peuple pourraient apporter aux autres la liberté, et que les conquérants des peuples libres puissent affranchir les nations opprimées. Le banditisme international détruit tous les droits, sous toutes leurs formes. Deux drapeaux opposés flottent aujourd’hui sur le monde : celui de la liberté et celui de l’esclavage ; la place du drapeau géorgien se trouve dans le camp de la liberté.

Tel est le mobile de notre orientation politique et dans la même direction vont nos pensées nationales.

Le peuple géorgien souffre sous la domination de la Russie Soviétique ; il n’a jamais admis cet état de choses, et combat sans cesse contre son oppresseur, le Pouvoir Moscovite, et contre tous ceux qui l’aident, contre tous ses alliés, quels qu’ils soient. Nous n’étions jamais, nous ne sommes et ne seront en aucun temps du côté de Staline et de ses défenseurs, ni au point de vue idéologique, ni politique, ni national. Il y a longtemps que les ponts sont rompus entre nous et que la lutte entre nous est déclarée. Maintenant les Alliés se sont placés dans la même position que nous.

La dénonciation du bolchevisme par nous comme l’ennemi non seulement de la Géorgie mais aussi de toute l’humanité, comme résurrection de l’ancienne barbarie russe-asiatique, est devenue évidente aujourd’hui et est partagée par le monde civilisé.

Notre protestation de 1934 auprès de la Société des Nations, contre l’admission de l’URSS parmi ses membres est approuvée à présent par la Société des Nations elle-même, par le fait de l’expulsion de l’URSS du sein de cette institution internationale.

Ainsi l’on voit que nous n’avons pas changé de position, et notre ligne de conduite reste la même qu’elle était auparavant, sans aucune variation. L’histoire a justifié notre position, la position du peuple géorgien, et aujourd’hui nos points de vue sont partagés par la démocratie mondiale.

Si jusqu’à maintenant nous étions animés par l’espoir, aujourd’hui notre espérance est fondée sur une base réelle.

Le Gouvernement National de Géorgie, qui a quitté la patrie après décision de l’Assemblée Constituante et avec mandat spécial de cette dernière « de continuer la lutte contre les envahisseurs moscovites jusqu’à la victoire finale », invite tous les émigrés géorgiens à se ranger avec lui du côté des Alliés, à leur souhaiter la victoire et à s’unir pour travailler de toutes leurs forces pour la liberté du peuple géorgien.

Résolution

Paris, le 4 février 1940

Au moment extrêmement grave, où se décide la destinée de tous les peuples, grands et petits, non seulement de l’Europe mais, peut-être aussi des autres continents, les membres de la Constituante Géorgienne, résidant en France, après avoir entendu la déclaration de M. Noé Jordania, Président du Gouvernement National de Géorgie et Chef de l’Etat, estiment de leur devoir de porter à la connaissance des Gouvernements et de l’opinion publique ce qui suit :

1/ Dans la guerre actuelle entre les pays de démocratie, de liberté nationale et individuelle d’un côté, et la dictature barbare, subjuguant différents peuples et menaçant du même sort d’autres peuples encore libres, le peuple géorgien qui s’est constitué en république démocratique avec une constitution des plus modernes se range, cela va de soi-même, du côté des premiers.

2/ Nous nous félicitons de ce que le monde civilisé discerne enfin le vrai visage du dictateur de l’URSS et son rôle néfaste dans le conflit européen. Quant au nouveau crime contre l’héroïque Finlande, on se souvient du cas de la Géorgie envahie, en 1921, par les troupes rouges, sans déclaration de guerre et en violation flagrante du traité d’amitié signé avec eux moins d’un an auparavant. C’est alors que Staline introduisit pour la première fois cette tactique de créer derrière les troupes de choc russes, un gouvernement fantôme, dit gouvernement de Choulaveri (village à la frontière de la Géorgie) qui avait pour mission de « libérer la Géorgie du joug des Alliés » ! Le peuple géorgien, sans la moindre aide du dehors résista aux envahisseurs perfides pendant 5 semaines ; et depuis, il mène, au prix de sacrifices inouïs une lutte opiniâtre pour le rétablissement de son indépendance.

3/ Malgré ce malheur national qui dure depuis 19 ans, le peuple géorgien n’oublie pas la date, historique pour lui, du 27 janvier 1921, où le Conseil Suprême des Alliés (France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Belgique), reconnut de jure, ici à Paris, l’indépendance de la Géorgie. Dans sa lettre de reconnaissance, Aristide Briand, Président du Conseil Suprême, disait entre autres :

« La Conférence du Conseil Suprême a été unanime de reconnaître de jure le Gouvernement Géorgien. Les Puissances alliées sont heureuses de pouvoir témoigner ainsi à nouveau de la sympathie avec laquelle elles ont suivi les efforts du peuple géorgien vers l’indépendance et de l’admiration que leur inspire l’œuvre qu’il a déjà accomplie. »

4/ Nous sommes sûrs que les autres peuples du Caucase (Arménie, Azerbaïdjan, Caucase du nord, Géorgie), étroitement liés entre eux au point de vue géographique, économique et politique, ne manqueront pas de coordonner leurs efforts communs pour le rétablissement, dans leurs frontières actuelles, de leurs républiques ainsi que pour la réunion de ces frontières en une Confédération Caucasienne qui sera appelée à devenir la véritable garante de la paix dans cette partie du monde.

5/ Nous profitons de cette occasion pour exprimer, une fois de plus, notre profonde gratitude à la noble France pour l’hospitalité généreuse dont nous et nos compatriotes jouissent sur son sol, ainsi que notre ardent désir de la victoire de ses glorieuses armées.

Sources : Archives personnelles


Chota Roustavéli Commémoration

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Présentation de la publication et Discours d’ouverture du président Albert Malche prononcé lors du 750ème anniversaire de la naissance de Chota Rousthavéli célébré à l’Université de Genève

par le Comité International pour la Géorgie, le 4 décembre 1937.

Sources : « Chota Rousthavéli à l’Université de Genève ». Editions Perret-Gentil. Genève 1963


Mémorandum sur la situation de la Géorgie 1951

La Géorgie proclama son indépendance politique et se détacha de la Russie le 26 mai 1918.

La décision du peuple géorgien fut confirmée par l’Assemblée Constituante de Géorgie élue par tous les citoyens géorgiens sans distinction de leur origine nationale, situation sociale, religion, sexe ou conviction politique : elle s’énonça dans la forme d’une République démocratique.

Toutefois, les Géorgiens ne commencèrent pas par cet acte une nouvelle vie nationale, mais rétablirent leur existence politique indépendante de plus de deux mille ans de durée et interrompue au commencement du XIXème siècle par la Russie impériale. Celle-ci annula unilatéralement le traité d’alliance conclu avec la Géorgie en 1783 et l’annexa purement et simplement, ce qui suscitait un grand mécontentement et plusieurs insurrections du peuple géorgien.

Le Gouvernement soviétique de Moscou reconnut la Géorgie comme Etat indépendant et souverain presque en même temps qu’il reconnut l’indépendance de la pologne, de la Finlande et des Républiques Baltes, Estonie, Lettonie et Lituanie.

Le traité spécial du 7 mai 1920 garantissait, de la part de la Russie, l’indépendance de la Géorgie et l’inviolabilité de ses frontières.

En même temps, la Géorgie était reconnue comme Etat indépendant par l’Angleterre, la Belgique, la France, l’Italie, le Japon (Conseil Suprême des Alliés), l’Allemagne, la Turquie, l’Argentine, etc…La plupart de ces Etats y compris la Russie Soviétique, étant dûment accrédités auprès du Gouvernement géorgien et réciproquement, se trouvaient dans des relations normales.

Dans cette période d’après-guerre et de reconstruction nationale, la Géorgie avait beaucoup d’obstacles à surmonter ce qu’elle réussit remarquablement.

La République démocratique géorgienne avait sa Constitution écrite, adoptée par l’Assemblée Constituante. Cette Constitution garantissait pleinement la liberté politique, tous les droits de l’homme et du citoyen déclarés auparavant par les grandes révolutions et confirmés dans notre temps par la Charte des Nations Unies.

L’Administration locale jouissait d’une autonomie large dans les affaires locales ; la constitution accordait l’égalité de droit aux minorités nationales dans tous les domaines de la vie politique, créait les conditions du développement social de toute la population et envisageait la plus vaste législation sociale.

Néanmoins, en 1921, sans aucun préliminaire diplomatique et sans déclaration de guerre, la Russie envahit la Géorgie avec ses troupes et, après une lutte acharnée d’environ six semaines, l’occupa. C’était la deuxième fois dans un siècle.

Le Gouvernement légal de Géorgie quitta le pays, conformément à la décision de l’Assemblée Constituante, pour continuer à défendre la cause géorgienne devant le monde civilisé.

Ainsi le cas de la Géorgie est le premier exemple retentissant qui fut suivi, dans le temps plus proche de nous, par le sort de la Pologne, de la Finlande, des Etats Baltes et de l’Europe Centrale.

La lutte pour la liberté nationale recommençait. Le peuple géorgien ne se soumit jamais au pouvoir d’occupation : il protestait d’abord dans les réunions publiques, par les démonstrations dans les rues, par les grèves et tous les autres moyens de résistance, et, ensuite, par les soulèvements armés dont le plus important fut celui de 1924, suivis par la terreur acharnée, le versement de sang et les déportations de dizaines de milliers de la population géorgienne.

A présent la Géorgie subit la russification subtile et dans de telles mesures qui n’étaient pas connues pendant le régime tsariste, même dans les périodes de la plus intense colonisation du pays.

L’acte de violation flagrante de la petite Géorgie fut condamné par l’opinion publique du monde civilisé : dans les réunions publiques, dans les congrès internationaux, dans les délibérations parlementaires, dans la presse libre, etc…

Parmi les innombrables résolutions adoptées pour la cause géorgienne nous indiquons ici quelques-unes des plus caractéristiques :

1°/ Du Congrès Universel de la Paix :

« Le XXXIème Congrès Universel de la Paix,

Considérant que l’URSS a été admise dans la Société des Nations dans les conditions envisagées par le Congrès de Locarno ;

Considérant que la Société des Nations est fondée notamment sur le principe du droit des peuples de disposer d’eux-mêmes ;

Que ce principe est à la base même de la constitution de l’URSS, laquelle par le traité conclu avec la Géorgie,  en date du 7 mai 1920, reconnut sans réserve l’indépendance et la souveraineté de l’Etat géorgien ;

Considérant que c’est en violation de ce traité et contrairement à ce principe que URSS occupe actuellement la Géorgie ;

Considérant que ce maintien de la Paix, but essentiel de la Société des Nations, n’est possible que dans le respect des traités et de la justice internationale ;

Rappelant ses résolutions antérieures, demande instamment à la Société des Nations de prendre des mesures propres à mettre fin à cette situation contraire aux droits des gens, en invitant l’URSS à rendre à la Géorgie son indépendance et Les droits qu’elle tient en sa qualité d’Etat souverain. »

Juin 1936, Cardiff (Angleterre)

2°/ de l’Internationale Socialiste :

Dans un manifeste publié en 1924, la Vème Internationale Ouvrière Socialiste disait :

« Il y a soixante ans, le symbole du droit des peuples de disposer d’eux-mêmes était la revendication d’indépendance de la Pologne. Cette indépendance est établie. Aujourd’hui, nous nous conformons à ce principe de l’Internationale en réclamant le droit de libre disposition pour la Géorgie, symbole de tous les peuples soumis au régime de la force. »

3°/ de la Société des Nations :

En 1922, la IIIème Assemblée de la Société des Nations adopta, à l’unanimité, la résolution suivante :

« L’Assemblée de la Société des Nations, ayant considéré la situation de la Géorgie, invite le Conseil à suivre avec attention les évènements dans cette partie du monde de manière à saisir les occasions qui pourraient se présenter d’aider, par les moyens pacifiques et conformes aux règles du droit international, au retour de ce pays à une situation normale. »

La Vème Assemblée de la Société des Nations, en 1924, confirma cette résolution, aussi à l’unanimité.

Le peuple géorgien se trouve toujours dans la même situation pénible ; cependant, il continue la lutte pour la liberté nationale et pour ses institutions démocratiques – pour le rétablissement de la République Démocratique Géorgienne, libre et indépendante.

Au nom de ce Peuple qui, à travers le temps plusieurs fois millénaire, a su sauvegarder sa civilisation et sa propre identité nationale et qui lutte avec acharnement pour le même but à présent, nous nous permettons d’attirer l’attention des peuples libres et leur Organisation mondiale sur sa situation actuelle.

La Nation géorgienne est convaincue que l’Organisation des Nations Unies qui guide les efforts de l’humanité pour la paix mondiale, pour les « droits fondamentaux » de l’homme et des nations grandes et petites, pour maintenir « de la justice et du respect » des obligations nées des « traités et autres sources du droit international », saisira comme recommandait autrefois la Société des Nations à son Conseil, toutes les occasions d’aider à rétablir en Géorgie ses droits inébranlables : son indépendance politique et sa souveraineté nationale.

Paris, novembre 1951

Le Gouvernement National de Géorgie en exil

Le Président : Noé Jordania

11, rue Solférino – Vanves (Seine)


Le Problème Géorgien 1948

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