Valiko Djougheli (1887-1924)

« Un intellectuel, qui s’était dévoué dès l’école au mouvement révolutionnaire et socialiste. Au cours de la révolution de février, il s’était fondu dans la masse des ouvriers conscients de son pays. Partout où il fallait faire preuve d’énergie, de courage, de dévouement, le prolétariat de Tiflis le déléguait, avec l’élite ouvrière de la ville.  C’est lui qui fut désigné par le Conseil ouvrier de Tiflis comme l’un des organisateurs de la force armée de la révolution. » (Extrait de D. Charachidzé, « Barbusse , les soviets et la Géorgie »). Commandant de la Garde populaire, il figure parmi les plus intrépides défenseurs de la République de Géorgie contre les attaques des Turcs, des généraux »blancs » ou des troupes « rouges ». Rentré en Géorgie en même temps (février 1924) que Benia Tchikvichvili pour préparer l’insurrection de 1924, il fut aussi arrêté et exécuté.


Ilia TCHAVTCHAVADZE

(1837-1907)

Prince géorgien, auteur de remarquables ouvrages de littérature géorgienne (« l’Ermite », « Est-ce que l’humain est un homme ? », « La veuve d’Otar », etc.) et d’importants articles de presse. Il fut le chantre de la renaissance de l’identité culturelle géorgienne. A partir de 1862, il crée et dirige des périodiques culturels et politiques : « Sakartvelos moambe » (1863-1877), Iveria (1877-1905). Créateur également d’organisations pour la culture et l’éducation (Société, pour la diffusion de la littérature parmi les Géorgiens, Banc de la noblesse, Société historico-ethnographique de Géorgie, etc.). Entre 1906 et 1907, il est membre du Conseil d’empire de la Russie, en tant que sénateur d’empire. Il fut également membre du Comité caucasien de la société géographique de Russie, dela Société des Orientalistes de Russie, dela Société littéraire anglo-russe (Londres). Il mourut assassiné.


Noé RAMICHVILI

 (1881- 1930)

Etudes à la Faculté d’Uriev dont il est exclu en 1902 pour son rôle d’organisateur du mouvement politique des étudiants. Un des organisateurs du parti social-démocrate géorgien. Suite au Congrès de Londres (1903), il défend à la Conférence de Batoumi les thèses de Noé Jordania et met en minorité Staline, partisan de celles de Lénine. En 1917, il est élu àla Constituante de l’Empire russe,  puis au Parlement de la Fédération Transcaucasienne, et au Conseil National de Géorgie.

Après le traité de Brest-Litovsk, les organisations du parti Social-démocrate géorgien contrôlent, sous sa direction, le mouvement des 500.000 soldats de l’armée russe du front du sud Caucase qui refluent sur la Russie,  évitant ainsi troubles et pillages. Quand l’indépendance de la Géorgie est proclamée par Noé Jordania, ce dernier lui confie la responsabilité de former le premier gouvernement de coalition. Quand en juin, Noé Jordania prend en charge le gouvernement, il devient Ministre de l’Intérieur, de la Guerre et de l’Education Nationale . Après l’occupation de la Géorgie, Noé Ramichvili s’exile en France avec le gouvernement. Dès son arrivée il s’attelle au rassemblement de tous les partis révolutionnaires et démocratiques caucasiens pour l’Indépendance des Républiques Caucasiennes. Il coordonne le travail du parti social-démocrate en exil avec les organisations clandestines géorgiennes et organise ainsi avec les militants l’insurrection de 1924. Il mourra assassiné par un agent de Moscou à Paris, en 1930.


Irakly TSERETELI

 (1881-1959)

Membre du parti social-démocrate. Après le Congrès de Londres en 1903, il soutient les thèses de Julius Martov contre les thèses de Lénine. Elu à la seconde Douma d’empire, il se révéla un grand orateur et devint chef de l’opposition et représentant des députés du POSDR. . Exilé en Sibérie, après la dissolution de la Douma, il retourne après la Révolution de février à Petrograd et succède à N. Tchéidzé à la tête du Soviet de Petrograd. Ministre des Postes et Télégraphes et bras droit de Kerenski au sein du Gouvernement Provisoire de Russie. Après la Révolutiond’octobre, il repart en Géorgie et sera élu député au Parlement de la 1ère République de Géorgie. Il fait partie de la délégation géorgienne dirigée par Carlo Tchéidzé àla Conférence de Versailles( mars 1919). Pendant l’indépendance de la Géorgie, il sera représentant plénipotentiaire du gouvernement en Europe. Après l’occupation dela Géorgie par l’Armée rouge, il accompagne le gouvernement en exil en France. Représentant éminent du Parti social-démocrate géorgien, il sera membre de l’exécutif de la Seconde Internationale.Il meurt aux Etats-Unis.


Nicolas (Carlo) TCHEIDZE


 (1864-1926)

Cofondateur du premier groupe social-démocrate de Géorgie (« Méssamé Dasi ») en 1890, il devint l’un des dirigeants du parti social-démocrate en Géorgie. Elu député à la 3ème et 4ème Douma d’empire, il est le porte-parole de la fraction social-démocrate, puis est déporté en Sibérie. En 1917, il préside le Soviet de Petrograd (février 1917). Après le coup d’état bolchevique, il quitte la Russie et rentre en Géorgie où il devint Président du Parlement géorgien (1918). Il dirige la délégation géorgienne àla Conférence de Versailles (mars 1919). En 1921, après l’invasion de la Géorgie par la Russie soviétique, il accompagne le gouvernement en exil en France. Il se suicidera au domaine de Leuville s/Orge où il résidait.


Bénia TCHKHIKVICHVILI

 ( ?-1924)

Militant du parti social-démocrate. En 1905, quand une « République de Gourie » fut instaurée en Géorgie, elle fut dirigée par un pouvoir révolutionnaire républicain qu’il présida pendant les six mois d’existence de cette République qui sera lourdement matée par le pouvoir impérial russe. Condamné au bagne et au bannissement à perpétuité  en Sibérie, la révolution de 1917 le ramène en Géorgie. Il reprend sa place de militant dans le parti. Pendant la 1ère République de Géorgie, il devint maire de la capitale. Il accompagne le gouvernement en exil en France et devient (1922-1924) l’un des premiers propriétaires du domaine de Leuville sur Orge, lieu qui abrita la plupart des membres du gouvernement. Il rejoint clandestinement la Géorgie pour organiser l’insurrection de 1924 contre l’occupation russe. Il sera arrêté en juillet 1924 et fusillé fin août 1924, au début de l’insurrection.


Akaki TCHENKELI


Social-démocrate. Ministre des Affaires Etrangères du Commissariat de Transcaucasie (1917), Ministre des Affaires Etrangères de Géorgie (1918), Représentant plénipotentiaire du Gouvernement social-démocrate géorgien en Europe (février 1919). Ministre plénipotentiaire de la Géorgie en France (1921-1934)